• rebecca kean 3 potion macabre cassandra o'donnellAvoir une fille en pleine crise d'ado quand on a 27 ans, ce n'est déjà pas de la tarte, mais quand votre adorable progéniture est une jeune vampire en pleine poussée hormonale, ça devient carrément insupportable.


    Comme si je n'avais pas assez à faire avec une bande de potioneuses complètement disjonctées qui sèment la pagaille dans toute la région, et la nouvelle guerre qui se profile lentement mais surement à l'horizon...

     

     

     

     

     

     

    Depuis le premier volet, j'ai été conquise par Rebecca Kean, cette série bit-lit écrite par une française, comme ne l'indique pas son pseudo. Je ne pouvais que me précipiter sur Potion macabre, sitôt sa parution !

     

    Et je ne fus pas déçue : Cassandra O'Donnell nous plonge dès les premières pages en plein drame, en pleine action, et tout le long de ce roman, nous serons aux premières loges d'une nouvelle intrigue, mettant en jeu les potionneuses, et où les compétences de sorcière de guerre de Rebecca seront plus qu'utiles.

     

    Mais, l'auteur ne s'arrête pas là, nous entraînant à la suite de son héroïne dans les méandres de la politique surnaturelle, et vampirique en particulier... Ah ! Raphaël... Au passage, avec tous les rebondissements que nous vivons au côté de l'Assayim, nous avons droit également à de belles révélations, des mystères qui se dessinent, à des émotions de toutes sortes, et le tout est dominé par l'humour de la jeune femme, humour froid, cinglant, pince-sans-rire et qui, pour ma part, m'éclate !

     

    Ce troisième opus, où l'on sent bien une transition, avec un Raphaël qui part pour régler ses affaires, avec un loup-garou déjà enfui pour tenter d'éviter la relation qui l'unit à Rebecca, et avec un semi-démon hyper présent au contraire, est très réussi : on ne s'ennuie jamais, l'attention du lecteur est sans cesse sollicitée d'une manière ou d'une autre, et quand on referme le roman, on n'a qu'une hâte : que le prochain sorte très vite !

     

    D'autant que côté personnages, Cassandra O'Donnell nous sert une galerie de portraits plus qu'apétissants : tant les adolescents, que les adultes sont de vrais régals... Depuis Pacte de sang, ceux que l'on connait déjà ont évolué et vont continuer ici, mais les nouveaux ne sont pas en reste, au diapason avec les fortes personnalités de Rebecca et de Raphaël, par exemple.

     

    Bref : un épisode qui confirme mes précédents avis, et donc, une série à ne pas lâcher !

     

    Le petit plus : la suite est prévue pour octobre 2012, ouf ! l'attente ne sera pas trop longue...

     

    Qu'en pensent les cop's de LC ?  Lizi, Yumiko, Mia, Ayma, Blanche, cho0kette, Tsuki, reveline.

     

     

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  • noir océan stefan maniDe lourds muages noirs s'amoncellent dans le ciel zébré d'éclairs au moment où le Per se quitte le port de Grundartangi en Islande en direction du Surinam. À son bord, neuf membres d'équipage qui, tous, semblent avoir emporté dans leurs bagages des secrets peu reluisants.
    Ceux qui ont entendu dire que la compagnie de fret allait les licencier et qu'il s'agit là de leur dernier voyage sont bien décidés à prendre les choses en main, une fois que la météo sera plus favorable. La mutinerie n'est pas loin et, très vite, l'atmosphère se charge de suspicion, de menaces et d'hostilité.
    Quand les communications sont coupées par l'un des membres de l'équipage – mais lequel ? –, la folie prend peu à peu le contrôle du bateau qui n'en finit pas de dériver vers des mers toujours plus froides et inhospitalières...


     

    Grande fan d'Indridason, je ne pouvais qu'être interpelée par ce titre écrit par un auteur islandais, et donc pleine d'excitation anticipée... Bien m'en a pris de postuler à ce partenariat chez Livraddict !

     

    Noir océan, comme son titre l'indique, est un roman noir, noir de chez noir, où la nuit semble régner en maîtresse dès les premières lignes... Si c'était une BD, elle serait en noir et blanc ! Troué d'éclairs aveuglants, ce livre nous mène en pleine tempête hivernale. On suit les points de vue des neuf hommes embarqués à bord du Per, qu'une rumeur dit être sur le point d'être vendu, créant une tension chez l'équipage redoutant le licenciement.

     

    Mais, les tensions sont là bien avant cela, secrets et mystères planent dans l'air,  un quiproquo rocambolesque quoique tragique vient compliquer une situation déjà tendue. Chacun embarque avec un lourd bagage, pour certains sanglant, pour d'autres  inquiétant. Et voilà que les éléments s'en mêlent, que la technique lâche... D'isolés, les personnages partent à la dérive, comme leur navire, âmes en perdition, vaisseau fantôme ;  tromperies et soupçons, angoisses et horreurs deviennent les compagnons hallucinants d'acteurs hallucinés... et de lecteurs interdits !

     

    Soutenu par un humour glauque et ironique, par un style impeccable où tout s'imbrique à la façon d'un puzzle machiavélique qui dévoile ses pièces peu à peu, Stefan Mani nous sert un roman puissant, où l'on est autant trimballé par babord et tribord que ses personnages, où la nausée le dispute à la peur... jusqu'à l'explosion, radicale, violente, brute et abrupte, sans fausse pudeur ni faux-semblants. Pour qui, comme moi, aime les fins dites ouvertes, Roman noir laisse le lecteur face à ses émotions, ses interrogations, ses suppositions...

     

    Bref : un roman d'aventures, en noir et blanc, aux pages qui tremblent entre des mains atteintes du mal de mer ? du mal d'être ? et qui ne laisse pas indifférent !

     

    Le petit plus : ce premier roman, véritable huis-clos sur mer, a obtenu le Prix de la Goutte de Sang 2007 qui récompense le meilleur polar/thriller islandais, et le magazine Lire l'a élu Meilleur Polar 2010.

     

    Merci qui ? Merci à Livraddict et aux éditions Folio, pour cette belle découverte d'un auteur insulaire de talent !

     

     

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  • HHhH, de Laurent BinetLaissez-vous transporter dans la tourmente de la Deuxième Guerre mondiale, à Munich, Berlin, Londres, Paris, Kiev, faites un petit détour par le Moyen Age et repassez par 2010 pour atterrir à Prague, en 1942.


    HHhH raconte l’histoire de l’attentat contre Heydrich et de la folle traque qui s’ensuivit pour s’achever dans une église au centre de Prague où sept hommes soutinrent un siège de sept heures face à sept cent SS. Reinhard Heydrich, « l’homme le plus dangereux du IIIe Reich », était le bras droit d’Himmler mais chez les SS, on disait « HHhH », ce qui signifiait : « le cerveau d’Himmler s’appelle Heydrich ». 



     

    Depuis sa sortie, je disais qu’il fallait absolument que je lise HHhH, ayant vu l’auteur sur plusieurs plateaux d’émissions littéraires… et voilà seulement maintenant que j’ai achevé cette lecture. Passionnée d’Histoire, notamment par la période de la Seconde Guerre Mondiale, je ne pouvais passer à côté de ce livre assez particulier, qui a valu à Laurent Binet le Prix Goncourt pour un Premier Roman, et la Lecture Commune organisée par Littérature et Chocolat a été l’occasion qui a fait le larron, en fin de compte.

     

    Roman assez atypique que HHhH, car Laurent Binet y raconte non seulement l’Opération Anthropoïde, soit l’attentat contre Heydrich, mais aussi ses questionnements, son cheminement d’écrivain pour créer cet objet littéraire.  Si cela peut paraître surprenant au départ, car on se retrouve quelquefois coupé en plein élan, en pleine action… c’est aussi diablement intéressant, car l’auteur français s’interroge beaucoup sur la vérité historique, les personnes/personnages, nous fait partager ses doutes, mais aussi ses sources documentaires, ses lectures, sa cinémathèque, bref tout ce qu'il a avalé littéralement autour de ce sujet et de la figure de la bête blonde

     

    C’est à cause de ces gens-là, qui trichent de toute éternité avec la vérité historique pour vendre leur soupe, qu’un vieux camarade, rompu à tous les genres fictionnels et donc fatalement habitué à ces procédés de falsification tranquille, peut s’étonner innocemment, et me dire : « Ah bon, c’est pas inventé ? »

    Non, ce n’est pas inventé ! Quel intérêt, d’ailleurs, y aurait-il à « inventer » du nazisme ?

     

    J’ai cru au début que je ne pourrais achever ma lecture, mais je me suis surprise à me passionner pour l’histoire de Laurent Binet en elle-même : celle de son obsession pour Heydrich, de son amour pour la Tchécoslovaquie, sa fascination pour Prague, mais aussi pour les petits détails de l’Histoire (un de mes pêchés mignons dès lors qu'il s'agit de cette discipline, qui m'a valu les encouragements d'un de mes profs pour que je devienne un jour historienne, euh... raté !) qu’il redoute de trahir…

     

    Mais force est de m’incliner, une fois de plus, devant l’incommensurable et néfaste pouvoir de la littérature. En effet, ce rêve prouve formellement que, par son indiscutable dimension romanesque, Heydrich m’impressionne.

     

    Le style de l’écrivain est impeccable, très vivant, honnête et sincère, et pourtant au départ, on pourrait croire à un certain snobisme, une quelconque pédanterie de sa part, finalement vite démentie par l’envie du partage, par le message transmis : celui d’une détestation d’un système, d'une idéologie monstrueuse et d’une admiration pour la résistance à l’oppression, tout en tâchant de démonter les mécanismes psychologiques qui animent les différents acteurs de cette partie de l’Histoire du monde.

     

    De plus, au fur et à mesure, ses disgressions sont moins nombreuses pour faire place quasi totalement au récit des événements, où l'on sent l'angoisse nous étreindre, le suspens monter, et où l'on découvre toute l'horreur nazie mais aussi tout le courage des résistants tchèques et slovaques. L'empathie fonctionne à plein régime, l'auteur nous ayant communiqué au fil des pages, et sur les deux tableaux sur lesquels il joue depuis les premiers mots, toute l'attention qu'il porte à l'Opération Anthropoïde, mais aussi aux humains qui y ont joué un rôle.

     

    Bref : un très grand livre, un livre dans le livre, qui s’interroge sur l’objet livre en lui-même entre roman et biographie, et qui emporte le lecteur dans un grand vent historique passionnel, à la limite de la relation charnelle !

     

    Le petit plus : les nombreuses références littéraires, que j’ai très envie de découvrir maintenant !

     

    Qu'en ont pensé mes cop's de LC ? c'est par ici que ça se passe !

     

     

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  • indiana teller 2 lune d'été sophie audouin mamikonianDans les interminables plaines du Montana s'étend le Lykos Ranch. Alentour, les voisins sont loin de se douter que ses occupants sont les membres de l'un des clans de loups-garous les plus puissants d'Amérique du Nord. Parmi eux, un seul humain a sa place : Indiana Teller.

    Alors qu'Indiana se remet à peine de l'enlèvement de sa mère, le père de sa petite amie Katerina est sauvagement agressé, laissé à moitié mort. Une seule certitude : cette attaque n'est pas d'origine humaine. Le jeune homme est prêt à tout pour découvrir l'auteur de cet ignoble crime. À moins qu'il ne s'agisse d'un complot visant à l'éloigner des siens... et à détruire ce qui l'unit à celle qu'il aime ?
    Entre une nouvelle menace vampire et les haines qui déchirent les clans, Indiana a plus que jamais besoin de ses dons de rebrousse-temps pour élucider ces mystères. Saura-t-il maîtriser ce pouvoir capricieux? Et comment protéger Katerina de ces sombres machinations ? Car la nuit, tous les loups sont gris, et un traître pourrait bien se cacher parmi eux...

     

    C'est avec un a priori favorable que je me suis lancée dans le deuxième volet d'Indiana Teller, la nouvelle série fantastique de Sophie Audoin-Mamikonian, ayant apprécié le précédent, Lune de printemps.

     

    Après un pré-prologue où Indiana nous résume ses aventures et sa vie (bien utile pour ceux qui ont du attendre entre les deux volets), nous plongeons directement dans l'action avec l'agression de Seamus, le père de Katerina, avec un Indiana qui tente de sauver le monde tout en gardant son pouvoir de rebrousse-temps secret...

     

    Nous voilà donc de retour dans le monde des lycanthropes, environnés de vampires, fées et autres sorciers, avec à chaque fois une revisite des mythes par l'auteur française (au passage, la légende de la création vampirique m'a fait sourire, car en passionnée du thème choisi par SAM, je dois avouer que je n'y aurais pas pensé ! je n'en dis pas plus, je vous laisse la surprise !).

     

    Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes littéraires si l'écrivain ne nous abreuvait pas de ces mythes en plein milieu d'une action, cassant le rythme, et nous laissant légèrement frustré... Certes, la frustration fait partie de la vie, mais je dois ajouter que combinée aux répétitions ici et là (surtout celles sur le mode "je suis un faible humain", ou "j'ai peur de devenir cinglé en utilisant mon pouvoir", et autres), j'ai failli laisser tomber l'affaire.

     

    Mais l'auteur de Tara Duncan sait y faire : elle nous sert des révélations qui nous laissent pantois, distillent des rebondissements, des complots, et même des complots à l'intérieur des complots, qui pour peu probables soient-ils, nous scotchent aux pages de Lune d'été. Je passerais ici sur la romance entre Katerina et Indiana, trop fleur bleue à mon goût, trop ado peut-être (ah, commencerais-je à sentir le poids de mes quarante ans dans mon vieux coeur blasé ?), mais on passe tout de même un bon moment de lecture, emporté par l'univers principalement je crois.

     

    Comme dans le premier opus, Indiana adopte un ton léger, plein d'auto-dérision, avec de multiples références à notre monde actuel, surtout télévisuel, montrant encore une fois s'il était nécessaire que Sophie Audoin-Mamikonian s'adresse à un public adolescent et jeune adulte, accro à Vampire Diaries ou Twilight...

     

    Et puis, arrive la fin, qui donne envie au lecteur que sorte très vite le prochain tome...

     

    Bref : un roman bien ciblé jeunesse, qui renouvelle les mythes fantastiques, avec quelques soucis de rythmes, mais plutôt accrocheur au final.

     

    Le petit plus : c'est tout de même agréable de lire du fantastique écrit par un auteur de chez nous...

     

    Merci qui ? Merci à Livraddict et aux éditions Michel Lafon pour l'envoi grâcieux de cet exemplaire, à la couverture très réussie.

     

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  • indiana teller 1 lune de printemps sophie audoin-mamikonian

    Dans les interminables plaines du Montana s'étend le ranch des Lykos. Les voisins alentour sont loin de se douter que ses habitants sont les membres de l'un des clans de loups-garous les plus puissants d'Amérique du Nord. Parmi eux, un seul humain a sa place : Indiana Teller, 17 ans. Né de l'union d'une humaine aux pouvoirs mystérieux et d'un loup-garou, Indiana est le petit-fils et le seul héritier de Karl, le chef de la meute. Se sentant comme un étranger parmi les siens, il lutte pour trouver sa place dans la hiérarchie codifiée imposée par son peuple : des créatures fantastiques qui vivent cachées au milieu des hommes.

     

     

     

     

    Sophie Audoin-Mamikonian est le célèbre auteur de la non moins célèbre Tara Duncan, et j’avoue ne rien avoir encore lu d’elle, avant ce jour... Me voilà donc lancée dans Indiana Teller, sa nouvelle série consacrée aux loups-garous.

     

    Tout d’abord, c’est Indiana lui-même qui nous raconte son histoire et celle de sa meute, celle du Ranch Lycos. Il n’a pas eu une vie facile, ce garçon, et il a tendance à faire un peu propret sur lui, au premier coup d’œil. Mais il ne faut pas se fier aux apparences : certes, voilà un héros qui a des principes (ce qu’on attend de tout personnage ayant son statut), mais il a aussi des secrets qu’il préfère garder pour lui seul (et le lecteur).

     

    Car, comme tout héros, il est différent des autres, et cela a souvent pour effet de lui gâcher l’existence… Heureusement, l’auteur a su en faire quelqu’un d’attachant, avec de l’humour, de l’auto-dérision, sans jamais tomber ni dans l’apitoiement sur lui-même ni dans un sentiment de supériorité (ce que je reproche à Jasper dans La Pâle Lumière des Ténèbres, d’Erik L’Homme).

     

    Les autres personnages nous permettent de découvrir le monde lycanthrope, et l’intrigue nous plonge en plein dans la politique louve. Il en découle pas mal d’action, et ce, dès le départ, car si Indiana nous révèle beaucoup d’éléments de son enfance, de son adolescence et des êtres qui l’entourent, son univers est remuant, souvent en ébullition. Rebondissements, pièges, bagarres et suspense sont au rendez-vous, et on aime ça.

     

    Bien sûr, nous n’échappons pas à la romance, du genre amour impossible, mais là encore, SAM le fait de telle façon qu’on y adhère, car les faits et les sentiments semblent découler de façon très naturelle.

     

    Bref : un premier opus qui ne révolutionne pas le genre, mais écrit par un auteur de chez nous, et qui est très efficace.

     

    Le petit plus : une fin qui laisse présager des jours sombres, pour le deuxième volet, et une violence accrue.


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