• l'éxécutrice 1 le baiser de l'araignée jennifer estepOn l'appelle l'Araignée. C'est une tueuse professionnelle qui maîtrise le pouvoir de la pierre lui permettant d'entendre les graviers comme les montagnes et celui de la glace. Depuis qu'un tueur maîtrisant l'air a assassiné son mentor, elle ne pense qu'à sa vengeance.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Je vous épargne mon couplet habituel sur le fait que j'ai encore démarré une nouvelle série, parce que j'ai craqué sur L'exécutrice dès ce premier volet, tout simplement, et que Galleane a créé un nouveau type de Lecture Commune, appelée Découverte, afin de se donner de bonnes excuses de se lancer dans des sagas !!

     

    D'abord, l'histoire est sympathique, avec une héroïne attachante -oui, on peut s'attacher à une tueuse à gages, quand celle-ci a des principes, un passé traumatisant et énigmatique et qu'elle est capable d'amour- et d'autres personnages bien typés, drôles comme Finn ou détestables comme les méchants de ce Baiser de l'Araignée.

     

    Ensuite, l'intrigue est bien ficelée, avec du suspens, de l'action, de la magie, une touche d'érotisme et d'émotions. Les rebondissements nous embarquent à la suite de Gin Bianco, et il est difficile de reposer le livre avant la fin (moi, je n'ai pas pu !).

     

    Pour finir, un mot du style que je trouve plutôt supérieur à la plupart des romans d'urban fantasy ou de bit-lit. Très imagé, on croit facilement à l'univers créé par Jennifer Estep, où Elémentaux (détenteurs de la magie des éléments naturels), vampires, géants, nains et humains  se côtoient. On est néanmoins en Amérique, avec toute la technologie actuelle, le surnaturel en plus, ancrant ainsi L'exécutrice dans une réalité qui parle au lecteur.

     

    Bref : un très bon moment de lecture détente !

     

    Le petit plus : un cliffhanger qui, forcément, donne envie de lire la suite...

     

    Qu'en ont pensé mes cop's de LC ? TheChouille, Arcaalea, GalleaneYumiko, Candyshy, everbook, Mia, chris62150Azariel87, ASK !

     

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  • un père idéal paul cleaveJack Hunter a longtemps été un bon époux et un père idéal. Un homme bien sous tous rapports, hormis cette petite manie secrète et discutable : le meurtre violent de prostituées. Aussi son fils Edward ne s'attendait-il pas à ce que la police vienne un jour frapper à la porte de leur maison si tranquille pour arrêter le premier serial killer de l'histoire de Christchurch, Nouvelle-Zélande.

    Vingt ans plus tard, Edward est à son tour devenu un citoyen modèle. Comptable sans histoire dans un cabinet d'avocats de la ville, il a tout fait pour oublier et faire oublier ses sombres origines. Mais le jour où sa femme est sauvagement assassinée, c'est vers son père, toujours derrière les barreaux, qu'il va se tourner pour prendre conseil.

    Pourra-t-il faire autrement que de marcher sur ses traces ? L'instinct de tueur est-il vraiment héréditaire ? Autant de questions qu'Edward va devoir affronter durant une folle semaine qui verra sa vie bien rangée basculer dans l'horreur.

     

    Plutôt fan de la maison d'édition Sonatine, chez qui j'ai lu quelques très bons thrillers (La compagnie des menteurs, Les lieux sombres, Les Fleurs de l'ombre...), quand est venu le temps du rendez-vous de Destination Nouvelle-Zélande, c'est assez naturellement que mon choix s'est porté sur Un père idéal de Paul Cleave.

     

    L'intérêt du rendez-vous organisé par Evertkhorus est, pour moi, de lire dans le meilleur des cas un auteur du pays choisi... question d'authencité, dirais-je ! Eh bien, pari gagné ici avec Paul Cleave, originaire de Christchirch, ville néo-zélandaise, où se situe l'action de ce roman. C'est Noël, mais un Noël écrasé par la lourde chaleur étouffante qui règne, on transpire rien qu'à le lire !

     

    Mais les frissons nous gagnent dès le prologue, où l'on découvre le narrateur, Edward, fils de Jack Hunter, dit Jack le Chasseur, tueur de prostituées arrêté il y a quelques vingt ans, et auquel Edward se refuse absolument à ressembler, et pourtant, dès le début, le doute s'installe...

     

    La vie bien rangée et heureuse que s'est construit cette homme s'écroule en quelques minutes, et nous allons le suivre dans cette descente aux enfers, plongée macabre effroyablement rapide, violente et aux rebondissements nombreux. Paul Cleave nous abreuve de détails d'une vie quotidienne terriblement banale et pourtant agréable, joyeuse, avec des projets de famille, et j'ai craint un instant d'être submergée ainsi tout au long d'Un père idéal. Mais, j'ai vite été rassurée, car ce n'était que pour mieux marquer le contraste avec l'action qui ne va cesser jusqu'à la fin...

     

    Efficace, le style de l'auteur emporte le lecteur avec rythme, coupant certains moments où tout s'enchaîne par d'autres plus introspectifs. Il est clair que se trouver dans la tête d'Edward, aux prises avec son sombre héritage, se rapproche pour moi de la série de Jeff Lindsay consacrée à Ce cher Dexter. Mais, il y a là quelque chose de différent, car ce texte est aussi empli de l'amour que porte le héros à sa femme et sa fille.

     

    La narration alterne avec le récit des actes et donc de l'enquête menée par l'inspecteur en charge du dossier, nous faisant voir le héros sous un angle extérieur, et donc intéressant. D'autant que les oppose leur vision respective de Christchurch, dont nous découvrons divers aspects : la banlieue des employés, le centre ville où ça fourmille, la zone qui s'étend tel un virus... L'auteur en profite pour monter un roman à charge contre l'indifférence, le voyeurisme médiatique, les préjugés, l'argent au centre des intérêts plus que l'humain...

     

    Finalement, après bien des émotions, quelquefois le coeur serré, d'autres le sourire goguenard aux lèvres, nous arrivons là où nous ne nous y attendions pas, surprise ! Et encore, je n'ai pas raconté tout le voyage : je vous laisse le soin de réserver votre billet vous-même et de prendre votre envol pour cette île du Pacifique !

     

    Bref : un bon thriller, à la fois psychologique, et bourré d'action, et un bel aperçu de la société de Christchurch.

     

    Le petit plus : A lire en écoutant l'excellent groupe néo-zélandais Tall Dwarfs ou son chanteur Chris Knox... et quelques références au Boucher de Christchurch, héros du précédent roman de M. Cleave, Un employé modèle, que je vais certainement rapidement lire !

     

    Qu'en ont pensé mes camarades de voyage ?

     

     

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  • vivants isaac marionLe monde est dévasté par une étrange épidémie. Les Morts se relèvent, les Vivants se cloîtrent à l'intérieur de forteresses. Une guerre sans merci les opposent.


    R est un Mort. Comme tous les Morts, R n'a pas de souvenirs, pas d'émotions, et, animé par une faim irrépressible, dévore les Vivants. Mais R rencontre Julie. R l'emmène avec lui. Et bafoue les règles des Vivants et des Morts pour rester avec elle. Mais leur monde ne les laissera pas faire.

     

     

     

     

    Vivants d’Isaac Marion est une petite curiosité de roman fantastique… Dans un monde apocalyptique, comme souvent on nous les décrit dès lors qu’il s’agit de zombies, R est un mort-vivant un peu particulier, qui nous fait partager sa vie, ses pensées, ses émotions (!) car il est le narrateur de ce récit un peu à part dans la littérature du genre.

     

    R nous raconte ainsi son univers, fait de rituels, de besoins (la faim !), d’absences, de parodies d’humanité, d’une espèce de hiérarchisation (les Osseux, les Charnus et les Vivants), où l’existence semble être suspendue dans un espace-temps indéterminé, dans les restes de notre propre Terre. Sa rencontre avec Julie nous permettra d’explorer l’autre face, celle des Vivants, la façon dont ils sont organisés, dont ils envisagent la vie à présent que règne en maître ce virus destructeur et mortel.

     

    En fait, sur le fond d’une intrigue née d’une rencontre improbable, Isaac Marion philosophe, de façon ludique et néanmoins profonde, sur le sens de la vie, sur la spiritualité, sur le Bien et le Mal peut-être même… Le tout dans un style fluide mais irréprochable, ne cédant en rien à la facilité pas plus qu’à la pédanterie ou au snobisme.

     

    Il en résulte un roman très agréable à lire, qui pose questions et débats aux lecteurs, en filigrane d’une romance qui n’a rien d’une bluette, dans une atmosphère sombre, glauque, lugubre, quelquefois sanglante et violente par bien des aspects, que l’auteur a su alléger par des moments lumineux, tels les rayons de soleil au travers d’un vitrail…

     

    Bref : un très bon roman fantastique, apocalyptique certes, qui renouvelle le genre intelligemment à mon sens, et au style efficace et littérairement intéressant.

     

    Le petit plus : le postulat de départ, et si Juliette et Roméo vivaient au temps des zombies ?

     

    Qu’en disent mes cop’s de LC ? Reveline, Tousleslivres, angelebb, livromaniac, didikari, Arcaalea

     

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  • rebecca kean 3 potion macabre cassandra o'donnellAvoir une fille en pleine crise d'ado quand on a 27 ans, ce n'est déjà pas de la tarte, mais quand votre adorable progéniture est une jeune vampire en pleine poussée hormonale, ça devient carrément insupportable.


    Comme si je n'avais pas assez à faire avec une bande de potioneuses complètement disjonctées qui sèment la pagaille dans toute la région, et la nouvelle guerre qui se profile lentement mais surement à l'horizon...

     

     

     

     

     

     

    Depuis le premier volet, j'ai été conquise par Rebecca Kean, cette série bit-lit écrite par une française, comme ne l'indique pas son pseudo. Je ne pouvais que me précipiter sur Potion macabre, sitôt sa parution !

     

    Et je ne fus pas déçue : Cassandra O'Donnell nous plonge dès les premières pages en plein drame, en pleine action, et tout le long de ce roman, nous serons aux premières loges d'une nouvelle intrigue, mettant en jeu les potionneuses, et où les compétences de sorcière de guerre de Rebecca seront plus qu'utiles.

     

    Mais, l'auteur ne s'arrête pas là, nous entraînant à la suite de son héroïne dans les méandres de la politique surnaturelle, et vampirique en particulier... Ah ! Raphaël... Au passage, avec tous les rebondissements que nous vivons au côté de l'Assayim, nous avons droit également à de belles révélations, des mystères qui se dessinent, à des émotions de toutes sortes, et le tout est dominé par l'humour de la jeune femme, humour froid, cinglant, pince-sans-rire et qui, pour ma part, m'éclate !

     

    Ce troisième opus, où l'on sent bien une transition, avec un Raphaël qui part pour régler ses affaires, avec un loup-garou déjà enfui pour tenter d'éviter la relation qui l'unit à Rebecca, et avec un semi-démon hyper présent au contraire, est très réussi : on ne s'ennuie jamais, l'attention du lecteur est sans cesse sollicitée d'une manière ou d'une autre, et quand on referme le roman, on n'a qu'une hâte : que le prochain sorte très vite !

     

    D'autant que côté personnages, Cassandra O'Donnell nous sert une galerie de portraits plus qu'apétissants : tant les adolescents, que les adultes sont de vrais régals... Depuis Pacte de sang, ceux que l'on connait déjà ont évolué et vont continuer ici, mais les nouveaux ne sont pas en reste, au diapason avec les fortes personnalités de Rebecca et de Raphaël, par exemple.

     

    Bref : un épisode qui confirme mes précédents avis, et donc, une série à ne pas lâcher !

     

    Le petit plus : la suite est prévue pour octobre 2012, ouf ! l'attente ne sera pas trop longue...

     

    Qu'en pensent les cop's de LC ?  Lizi, Yumiko, Mia, Ayma, Blanche, cho0kette, Tsuki, reveline.

     

     

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  • noir océan stefan maniDe lourds muages noirs s'amoncellent dans le ciel zébré d'éclairs au moment où le Per se quitte le port de Grundartangi en Islande en direction du Surinam. À son bord, neuf membres d'équipage qui, tous, semblent avoir emporté dans leurs bagages des secrets peu reluisants.
    Ceux qui ont entendu dire que la compagnie de fret allait les licencier et qu'il s'agit là de leur dernier voyage sont bien décidés à prendre les choses en main, une fois que la météo sera plus favorable. La mutinerie n'est pas loin et, très vite, l'atmosphère se charge de suspicion, de menaces et d'hostilité.
    Quand les communications sont coupées par l'un des membres de l'équipage – mais lequel ? –, la folie prend peu à peu le contrôle du bateau qui n'en finit pas de dériver vers des mers toujours plus froides et inhospitalières...


     

    Grande fan d'Indridason, je ne pouvais qu'être interpelée par ce titre écrit par un auteur islandais, et donc pleine d'excitation anticipée... Bien m'en a pris de postuler à ce partenariat chez Livraddict !

     

    Noir océan, comme son titre l'indique, est un roman noir, noir de chez noir, où la nuit semble régner en maîtresse dès les premières lignes... Si c'était une BD, elle serait en noir et blanc ! Troué d'éclairs aveuglants, ce livre nous mène en pleine tempête hivernale. On suit les points de vue des neuf hommes embarqués à bord du Per, qu'une rumeur dit être sur le point d'être vendu, créant une tension chez l'équipage redoutant le licenciement.

     

    Mais, les tensions sont là bien avant cela, secrets et mystères planent dans l'air,  un quiproquo rocambolesque quoique tragique vient compliquer une situation déjà tendue. Chacun embarque avec un lourd bagage, pour certains sanglant, pour d'autres  inquiétant. Et voilà que les éléments s'en mêlent, que la technique lâche... D'isolés, les personnages partent à la dérive, comme leur navire, âmes en perdition, vaisseau fantôme ;  tromperies et soupçons, angoisses et horreurs deviennent les compagnons hallucinants d'acteurs hallucinés... et de lecteurs interdits !

     

    Soutenu par un humour glauque et ironique, par un style impeccable où tout s'imbrique à la façon d'un puzzle machiavélique qui dévoile ses pièces peu à peu, Stefan Mani nous sert un roman puissant, où l'on est autant trimballé par babord et tribord que ses personnages, où la nausée le dispute à la peur... jusqu'à l'explosion, radicale, violente, brute et abrupte, sans fausse pudeur ni faux-semblants. Pour qui, comme moi, aime les fins dites ouvertes, Roman noir laisse le lecteur face à ses émotions, ses interrogations, ses suppositions...

     

    Bref : un roman d'aventures, en noir et blanc, aux pages qui tremblent entre des mains atteintes du mal de mer ? du mal d'être ? et qui ne laisse pas indifférent !

     

    Le petit plus : ce premier roman, véritable huis-clos sur mer, a obtenu le Prix de la Goutte de Sang 2007 qui récompense le meilleur polar/thriller islandais, et le magazine Lire l'a élu Meilleur Polar 2010.

     

    Merci qui ? Merci à Livraddict et aux éditions Folio, pour cette belle découverte d'un auteur insulaire de talent !

     

     

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